Un peu d’histoire

Lurcy était déjà habité à l’époque gallo-romaine. Cela ressort sans aucun doute possible de l’origine de son nom : Luperciacum, qui vient de Lupercius, nom romain (dérivé probablement d’un nom de divinité romaine (Soit Lupercus, le dieu Pan, soit Luperca, la louve qui allaita Romulus et Remus) et du suffixe -acum d’origine gauloise, et qui servait à désigner les grandes exploitations agricoles (villae en latin). Ce nom Luperciacum devint Lupertiacum et est mentionné sous des formes diverses dans différents textes médiévaux rédigés en latin ( villa qui dicitur Luier ; in villa Luherciaco ; prioratus de Lurciaco ), puis devint, au fil du temps, LurceLucieuLuriceuLurcieu et enfin Lurceu (prononcé Lurcéou) à l’époque où la région faisait partie de la zone dite des parlers franco-provençaux.

Après la Révolution et jusqu’à l’Empire, Lurcy était orthographié Lurci. C’est seulement au XIXe siècle qu’apparaît définitivement le nom de Lurcy.

Lieux et monuments

  • Château de Lurcy du XIVe siècle.

Construit au début du XIVe siècle, le premier titulaire, exerçant à ce titre la justice et l’administration fut, à compter du 13 mars 1312 Philippe de Laye. Sa descendante, Jeanne de Laye épousa Pierre de Saint-Romain au xve siècle. Lorsque le Connétable de Bourbon, souverain des Dombes, fit allégeance à l’Empereur Charles Quint au lieu de François Ier, Philibert de Saint-Romain suivit son exemple. Pour cette raison, il fut arrêté par les troupes royales de François Ier et décapité à Paris en août 1524 sur la place de grève (actuelle place de l’Hotel de ville). Le château de Lurcy fut alors confisqué et donné par François Ier à Pierre de Vuarti, grand maitre des eaux et forêts de France, qui le conserva jusqu’en 1540. Il céda alors sa seigneurie de Lurcy à Pierre de Saint-Romain et le château revenait donc dans cette famille. Isabelle de Saint-Romain épousa Hugues de Nagu, seigneur de Varennes, et la famille de Nagu le conserva jusqu’en 1560 en titre de baronnie. Il fut ensuite vendu à Martial Carette, écuyer du roi, qui le donna à Antoine Compain, dont la fille Anne-Barbe épousa Jean-Claude de Fay. Puis le 18 juin 1742, il fut attribué, par adjudication judiciaire, à Fleury Bordeaux, né en 1721 à Lyon et qui était alors trésorier de France à la Généralité de Lyon. Il appartenait encore à cette famille en 1789.

  • Église Saint-Etienne.

Construite au IXe siècle à l’époque carolingienne sous le patronage de saint Étienne, elle faisait partie de l’Église métropolitaine de Lyon (confirmé en 885 par le Roi Charles III le Gros, Roi de Francie orientale et Empereur d’Occident, puis en 892 par le Roi Louis de Provence, et en 910 par le pape Sergius III). Elle passa ensuite sous l’autorité de l’Abbaye de Cluny qui établit plus tard à Lurcy un prieuré, confié au seigneur local, Philippe de Laye (confirmé en 1312 par Pierre de Savoie, archevêque de Lyon). En 1654, Lurcy était vicairie de Montmerle.

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